Que se cache-t-il sous cette précipitation ? Faut-il faire vite oublier aux habitants de notre agglomération que si nous avons demain la chance d’avoir une ligne TGV qui nous permettra de rallier
Paris en 45 mn, c’est grâce au Président de la République et son ambition de poursuivre le Grand Paris jusqu’aux deux ports Haut Normands que sont Rouen et Le Havre ? Est-ce une stratégie du
Président socialiste pour reprendre à son compte, dans cette période pré-électorale une vision d’avenir pour notre Région qu’il n’a pas réussi à construire depuis plus de 10 ans ?
Il est temps de poser les véritables enjeux au-delà de la localisation précise de la future gare sur Rouen. Une liaison rapide Le Havre- Paris est une chance sans précédent pour la Haute
Normandie. Elle permettra de favoriser son développement économique, de faciliter le fret ferroviaire et positionnera notre Région à égalité de toutes celles qui disposent aujourd’hui d’un
rayonnement européen.
Tous les scénarios doivent être étudiés : positionnement par rapport au réseau bas normand, accès vers le Nord et liaison vers Calais. Sur ces bases, un Comité de Pilotage a été installé par le
Ministre en charge des transports, Dominique Bussereau, la semaine dernière, présidé par le Préfet Duport. Il disposera de plusieurs mois pour rendre ses conclusions et aborder sur les plans à la
fois technique et structurel, les différents enjeux.
La seule chose que nous savons aujourd’hui est qu’une gare en centre ville génèrera un coût supplémentaire d’environ 1 milliard 500 000 euros, en raison du tunnel sous la Seine indispensable à
cette implantation. Est-il déjà bien raisonnable d’acter que cette solution est la meilleure ? Si la Région annonce qu’elle est prête à supporter ce surcoût, qu’en sera-t-il de sa participation
sur la ligne elle- même ? Est-il équitable que tous les habitants de la Région financent au travers de la fiscalité, un équipement concernant seulement notre agglomération au détriment d’un axe
qui lui, concerne toute la région ?
D’autres choix sont possibles : une gare sur le Plateau Nord par exemple. Le raccordement vers Calais et l’Angleterre devient une évidence. La question de l’engorgement de la ville centre est
ainsi évitée. De nombreuses villes équivalentes comme Reims ont fait ce choix avec une liaison rapide de transport en commun depuis le centre ville. On peut en effet renverser les arguments :
quel intérêt pour les habitants de l’agglomération d’une ligne rapide à 45 mn de Paris si, comme aujourd’hui, il leur faut plus de 30 mn pour rejoindre la gare en centre ville le matin ?
Le choix du site est donc bien à ce stade un faux débat. Laissons travailler le Comité de Pilotage et respectons les procédures : un débat public aura bien lieu d’ici fin 2010, début 2011.
Le seul et l’unique enjeu est celui de réaliser cette ligne à grande vitesse dans les meilleurs délais.
Françoise Guégot
Tiré du blog de Françoise GUEGOT
Prochaine réunion mensuelle le 22 octobre à la permanence UMP de Rouen.
Consultez le blog des jeunes UMP 76: http://www.jeunesump76.fr/ link
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